La question con à

Thérapie Taxi

Question à Raph, chanteur, guitariste et compositeur de la moitié des chansons.

Enkulte : Uber c’était pas assez satisfaisant pour écouter vos thérapies ?
Thérapie Taxi : En fait on était surtout satisfait de Itch qui n’est plus malheureusement mais que ce soit Uber ou Itch, ça sonnait quand même vachement moins bien que Thérapie Taxi.
E. : C’est pas faux dirait Karadoc et vous avez donc véritablement usé quelques taxis comme ça ?
T.T. : Pas des taxis, des Itch donc ! Mais plus sérieusement oui ça vient vraiment de là. Imagine que t’es en soirée et tu finis dans un Itch, le mec t’as juste demandé si ça allait et toi tu le blablates parce que t’es bourré, à lui sortir que tu voulais pecho la meuf, mais que ça c’est pas fait et que finalement ça va pas trop. Le pauvre gars en a rien à foutre et il a vécu ça depuis 2h du mat, ça va durer jusqu’à 6h.
E. : Oui il fallait absolument leur rendre hommage quoi.
T.T. : C’est ça !

E. : Mais ça se ressent pas mal dans vos titres, on s’est beaucoup posé la question de savoir qui écrivait, parce que vous êtes quatre mais on a vraiment l’impression d’une histoire personnelle dans chacune de vos chansons.
T.T. : Oui c’est vrai, sur l’EP, « Adena » et « Jean-Paul » ont été écrites par Adé quand j’ai écrit « Coma » et « Pigalle ». Felix devrait sans doute écrire un morceau bientôt mais en général Adé et moi-même sommes les compositeurs. Enfin auteurs parce que la composition c’est un peu nous tous, c’est une notion un peu compliquée.
E. : Comment vous travaillez d’ailleurs ? Les textes arrivent avant la musique ou l’inverse ?
T.T. : C’est assez hybride, au départ on arrivait souvent avec une chanson guitare-voix qu’on bossait ensuite tous ensemble. Mais avec le temps, le fait qu’on se connaisse mieux d’une part et aussi qu’à un moment on n’a juste plus eu envie de mettre de guitare. Il nous arrive de plus en plus de partir de prod’, de petits trucs qu’on a pondu chacun de notre côté sur notre ordi. On voit ça avec le groupe dans un premier temps et on a maintenant un réal’ qui nous permet de peaufiner.

E. : Sur votre EP on a quatre titres qui sont vraiment différents, chez Enkulte on n’aime pas trop mettre les gens dans des cases et on préfère qu’ils le fassent eux-mêmes, du coup la question c’est, comment vous vous définiriez ?
T.T. : /moue de réflexion, rires/… C’était une vraie volonté de partir dans tous les sens sur l’EP, on n’avait pas envie de se priver de faire tout ce qu’on aimait bien. Et puis avec cet EP on voulait annoncer ce qui arriverait dans l’album. On aime autant faire de petites chansonnettes, que des trucs plus vénères et plus rock. Mais globalement je dirais qu’on fait de la pop, parce qu’on essaie de faire des refrains qui sonnent qu’on garde en tête. Et pour moi c’est typiquement ça la musique pop, des refrains qui restent en tête. Après on fait de la pop avec tout ce que ça comporte, de manière un peu « sale » de temps en temps, un peu electro ou juste gentillette.
E. : Pour rester sur votre style, est-ce que vous vous retrouvez dans les influences qu’on vous a prêtées, Daho, Fauve par exemple ?
T.T. : C’est un peu compliqué de répondre pour tous, mais en l’occurrence tu cites Daho, moi je n’ai jamais écouté Daho. Fauve j’aime bien notamment le premier EP mais de là à dire que ça nous a influencé, honnêtement non. Je pense qu’on est plus influencé par la jeune scène parisienne, tout ce qui part de La femme et ses ramifications. Le fait de chanter en français déjà, mais ce sont pas forcément des groupes très connus et pas forcément
plus que nous d’ailleurs. Je dirais au final qu’on est très influencé par la scène dont on fait partie en fait.

E. : Pour revenir un peu sur vos textes, alors c’était plutôt une question pour Adé, c’est dommage qu’elle ne soit pas là /rires/ mais « Te trancher un bras, te lécher les doigts » c’est dans « Adéna », euh elle était clairement dans le taxi avec toi non ?
T.T. : /rires/ Alors pour le coup je peux répondre à la question, en fait ça fait partie d’un des premiers textes qu’elle a écrit en français. Et à l’époque elle s’est beaucoup inspirée des relations conflictuelles que pouvaient avoir certains couples parmi mes potes. C’était il y a 2,3 ans et j’avais notamment un couple d’amis pour qui c’était très compliqué avec cette relation amour/haine tout le temps. Et c’est en observant ça qu’elle a écrit « Adéna » et pas du tout en le vivant.
E. : En tout cas on a trouvé cette phrase géniale parce qu’il faut oser le dire.
T.T. : Oui après on a osé d’autres choses /rires/.
E. : Oui on peut dire un mot sur « Salope » peut-être.
Ben l’histoire de « Salope » est un peu particulière, ça a vraiment été le titre qui nous a fait connaitre. Pourtant de nombreux titre existaient déjà, « Pigalle » ou « Coma » par exemple. Mais d’un côté tant qu’on n’avait pas sorti l’EP c’était un peu compliqué d’assumer « Salope » dans le sens où très logiquement tout le monde ne nous parlait que de ce titre. Maintenant avec l’EP on a réussi à sortir de ça et on en est content parce que ça reste un titre qu’on adore
et on devrait même pouvoir le mettre sur l’album.

E. : Justement tu parles de « Pigalle », et même dans « Coma » on sent que vous parlez vraiment de ce que vous êtes, de Paris.
T.T. : Oui c’est ça on raconte nos histoires qui en l’occurrence se passent à Paris. Moi-même je suis amoureux de Paris, et surtout de Pigalle. Après j’ai conscience que parfois la pop parisienne peut paraître un peu prétentieuse mais on essaie justement d’apporter un second degré pour être un peu moins dans ça.

E. : Et comment se passe les rencontres avec le public ?
T.T. : Ça c’est exactement ce qu’on adore. A fortiori quand on a de très jolies dates, pas en nombre très conséquent mais vraiment sympas. On va jouer aux Francofolies, on a fait le Printemps de Bourges. Même en tant que fan nous-mêmes on se retrouve avec des gens qu’on surkiffe sur le même plateau, c’est génial. Mais clairement jouer devant un public c’est génial, le plaisir premier de tout le monde c’est clairement la scène. C’est du boulot, pour vraiment
apprécier mais y a rien de mieux parce que c’est sur le moment, c’est de l’amour en direct.

E. : Je pense qu’on peut finir sur ça on attend l’album avec impatience !

Écoute le son de Thérapie Taxi ici :

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