Faut-il que les musiques douteuses de notre adolescence deviennent les tubes de notre vie d’adulte

« Ces soirées là, on drague, on branche, toi même tu sais pourquoi, pour qu’on finisse ensemble toi et moi, c’est pour ça qu’on aime tous ces soirées là ! ».

Tu te souviens cette année là cher enkulté-e ? Moi, cette année là j’avais 17 ans, j’écoutais Noir désir, le Wu Tang, IAM, Brel, Bob Marley, Solaar, The Doors, … j’étais content cette année là lorsque je n’entendais pas ce remix douteux de Cloclo. Cette année là, la douce folie du marketing estival ne m’avait pas touchée, enfin ça, c’est ce que je croyais…

Injecte-moi de la merde en BPM !

A chacun sa culture musicale, rock, rap, electro, pop, funk,… les goûts et les couleurs ne se discutent pas. Chacun se crée son univers et plus, se construit avec cet univers, cette mélodique mémoire. Quelle chanson de notre playlist ne nous évoque pas un ami, une soirée, un amour, un échec, un doute ? La musique est bien souvent un catalyseur d’émotions et le reflet d’un instant passé que l’on prend plaisir à revivre… ou pas !

J’adore ce son, il me rappelle …

Oui, car dans tout ceci, il y a aussi ce que nous avons écouté sans nous en rendre compte, les musiques de notre génération. Yannick n’est qu’un exemple, et encore, pas le pire ! Tu te souviens surement de Manau, Alizée, les 2B3, … que du lourd, oui, même du pesant pour tes petites oreilles d’enkulté-e, pourtant, je suis quasiment sûr que si je te dis « Partir un jour », ta réponse sera « Sans retour, effacer, effacer, notre amour », je me trompe ? Il se pourrait même que la choré’ te revienne c’est te dire…

Bis !

Sans même le vouloir ! Comme évoqué, nous nous construisons avec la musique, chacun la sienne, pour pouvoir critiquer celle des autres, hein Joko ! Du coup, hormis quelques standards Yéyé et les classiques de grands chanteurs, on fredonne rarement la musique de notre voisin, de nos amis parfois, de notre compagnon ou compagne, ce qui est sûr pourtant, c’est que nous pouvons très aisément reprendre un tube passé à la moindre occasion, un jeu de mot foireux, une note de musique douteuse, un verre de trop… et « ces soirées là, on drague on branche toi même tu sais pourquoi ! », c’est un réflexe générationnel, si j’osais, je dirais même que c’est limite « freudien ».

Courage, c’est pas si grave !

Ces tubes sont incontournables, et à vrai dire on ne s’en débarrassera jamais, il faut s’y faire, on leur appartient, pas le contraire. Nous les subissons comme une peine de prison, une société où la musique surconsommée devient telle que nous l’avalons sans la digérer, beurk, encore ! Mais c’est pas si grave…

Dérision, sauve-nous !

Heureusement que l’on peut rire de tout chers enkultés, même de cette grave conclusion ! Amusons-nous de ce passé commun pour vivre notre peine le mieux possible. Désormais, en tant qu’adulte, nous sommes tatoués musicalement, et nous nous devons de se soutenir et soutenir chaque génération et ses tubes… Bien sûr, il y en a que tu peux défendre aisément, et puis il y a Alliage et Wolrds Apart, mais, nous ne devons plus nous cacher, même si de prime abord c’est pêcher que de se trémousser sur la zic’ d’un boys band, trémoussons-nous au nom de la dérision, c’est pas si grave…

Enkultons-nous jusqu’à l’aube quelque soit l’ode !

Musicalement.

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