La question con à

John KVIAR

John KVIAR, es-tu un œuf de beluga ?

« Et non, je suis plutôt la version à l’aubergine, sûrement pour mon côté méditerranéen !

Sinon, pour être un peu plus réaliste, je suis un être humain de 1986. Graffeur depuis 2002, j’ai commencé à signer mes productions picturales des lettres VIARK, puis KVIAR en 2009. Le travail de la lettre est une des bases du graffiti, et j’appréciais la géométrie de ces quelques lettres que l’on peut retravailler, repenser et assembler de différentes manières.

Le fait de ce surnommer KVIAR peut choquer, étonner, faire rire, bref ça ne laisse pas indifférent ! Aujourd’hui c’est ce que j’essaie de produire au travers de mes personnages invisibles. Ces vêtements vides interpellent le spectateur et l’invitent à s’y projeter. J’aime l’idée de permettre au spectateur de développer son imagination à travers une simple image.

De plus, le graffiti est en quelque sorte pour moi le caviar de la rue et des terrains vagues. Il donne de la valeur à nos paysages urbains, même si beaucoup de personnes ont peu d’estime pour cette discipline artistique qu’ils ont du mal à comprendre. »

Et le « John » alors… ?

« Comme tout surnom c’est parti d’un jeu avec mes acolytes du collectif La Thérapicturale. Nous nous sommes tout simplement amusés à nous donner des prénoms pour humaniser nos pseudonymes.
Sachant que je suis secrètement fan de Johnny Halliday, et «capillairement» plus proche de John Lenon (de 1960, après ça c’est gâté!), le John est apparu comme une évidence, et ne m’a plus quitté. »

Petite question sur un de tes pairs… que penses-tu du travail de Banksy ?

« Existe il vraiment ?

Pour éveiller votre curiosité (c’est important d’être curieux!) je citerais d’autres artistes auxquels je suis plus sensible, tel que Bom.K pour son univers et sa maitrise technique. J’aime également le travail de Guillaume Bresson, Aryz et Johnny Hallyday !

Et pour en revenir à Banksy, il est difficile de rester insensible à ses créations. J’ai en mémoire ses pochoirs que j’ai pu apercevoir à San Francisco lors d’un séjour. Ses messages sont forts et réfléchis, les installations sont impressionnantes (phone box, icecream, bristol museum etc..). On s’éloigne du graffiti mais ça reste intéressant à découvrir, même si je suis parfois frustré de ne pas les voir en vrai. »

Pour cette année 2016 qui arrive, as-tu des projets dont tu pourrais nous parler ?

« 2015 a été une année intense en projets pour notre collectif avec des fresques de plus en plus grandes, des voyages et surtout deux expositions («Lieux d’être» au Petit Lieu de l’Art Contemporain à Toulon et «Introduction» à la Galerie 17.Arts à Fontainebleau).

Pour 2016, j’espère pouvoir rassembler à nouveau mon collectif autour de nouveaux projets en France ou à l’étranger. Nous sommes invités sur le rooftop des Terrasses du Port à Marseille pour réaliser une fresque au cours de la soirée d’ouverture des Jardins Suspendus. Rendez-vous le 10 avril ! D’autres projets sont encore en cours de discussions mais ça avance petit à petit.

A titre personnel, je travaille sur une nouvelle série de toiles dans le but de présenter d’ici l’année prochaine ma première exposition personnelle »

Et une petite dernière, si tu devais nous donner le nom d’un seul grapheur, qui serait-il et pourquoi ?

« Frais, Billy Frais. J’ai commencé le graffiti en 2002 à ses cotés. C’est avec lui que j’ai découvert des lieux abandonnés dans toute la France et que j’ai réalisé un grand nombre de fresques. Travailler en duo n’est pas toujours évident, mais nos styles sont complémentaires et s’enchaînent avec aisance. Si le graffiti vous intéresse, je vous invite à aller découvrir son style unique. »

Pour le plaisir, mate une petite vidéo de John KVIAR ici :

Pour le plaisir des yeux, mate un peu ses travaux :

KVIAR-LAKIMA_1210 KVIAR-CYCLISTE_1210 KVIAR-PIANO_1210

Et pour finir, va te faire enkulter ici par John KVIAR :
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