Faut-il encore lire des contes de fées?

Hey cher(e) Enkulté, toi qui a été biberonné aux films Disney depuis ta plus tendre enfance on va parler conte de fées. Ca va péter des paillettes!

Si le Moyen Age est riche de récits inspirés du folklore de l’époque, on peut parler du terme conte de fée à partir du 17ème siècle où des auteurs comme Charles Perrault, Andersen ou les frères Grimm ont popularisé le genre littéraire.

Il était une fois…

Le conte de fée permet de retracer les principales problématiques que peuvent rencontrer les enfants et leur permet d’appréhender leurs angoisses, à travers les aventures de multiple personnages. Si bien que la psychologie moderne en a décrit un processus d’individualisation, reposant sur des symboles d’inconscient collectif.

Boo bi di boo !

Évocation du complexe d’Oedipe, identification aux modèles familiaux, représentation de l’adolescence, de l’identification au genre, sexualité, ces récits abordent des thèmes relatifs à l’enfance. Ils renvoient à des questionnements de développement affectif, psychologique et émotionnel à travers des représentations mirifiques, noyées de symbolisme.

Le Petit Poucet relate les aventures d’un enfant abandonné par ses parents trop pauvres pour s’occuper de toute la fratrie. L’angoisse de l’abandon traduit par le courage du malicieux bambin est au centre du récit, mais l’aventure traite aussi de compromis, de pardon dans l’acte de l’abandon pourtant moralement répréhensible. Il permet également à l’enfant de comprendre certaines situations dans lesquelles les parents peuvent se trouver.

L’aspect féérique de ces histoires rajoute de la magie et est indispensable pour stimuler l’imagination des enfants. D’ailleurs une étude à démontré que les enfants d’aujourd’hui sans cesse exposées aux écrans, images et vidéos ont une imagination moins fertile que les générations précédentes. En leur faisant faire des dessins, les petits exposés à la télé et autres écrans créaient des images plus simplistes que ceux dont la lecture avait une place plus importante. La stimulation de l’imaginaire est indispensable pour le développement d’un individu car elle permet d’apprendre à réagir à différentes situations de la vie quotidienne!

Mais aujourd’hui les contes de fées ont-ils encore une intérêt cathartique dans un monde où la surconsommation et l’individualisme sont devenus des valeurs sociétales?

Il se marièrent et … divorcèrent!

Vecteurs de construction morale et identitaire, ces récits semblent aujourd’hui désuets. Aujourd’hui le prince pas charmant se trouve sur Tinder et on a pas franchement envie de se marier avec lui et lui faire une tripotée de mouflets! Louboutin en guise de chaussure de verre (ou vair selon les versions), et on partage la garde alternée.

Tu veux voir le loup?

La triste finalité pour les femmes dans ces contes c’est qu’on leur apprend que pour être heureuse il faut se marier et avoir plein d’enfants! Plein te dis-je! Saturée de couches et s’occuper du foyer c’est vraiment ça le rôle d’une femme? Dans la pop culture, Shrek fais la part belle au ramassis de clichés et propose une princesse Fiona badass! Et si elle t’aligne au concours de rots direct, elle montre aussi l’après « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ».

Sur le net fleurissent des princesses Disney sous toutes les formes (punk, tatouées, instagramées, masculinisées), doit-on y voir un témoignage de la volonté de désacraliser des icônes un peu trop propres sur elles? Et de s’éloigner de l’image cucul la praline des princesses? La réinterprétation des contes version moderne devraient peut être prendre en compte le fait que la société à changée, en proposant des récits plus adaptés au mode de vie moderne, tout en restant porteur de message forts. Une princesse 2.0 en somme.

Allez on est plus au 17ème siècle!… #princess

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