Faut-il s’amuser à faire du sport ?

Je l’ai déjà dit par ailleurs, courir c’est pas vraiment mon truc. Pourtant c’est pas tout à fait le fait que je ne sois pas sportif. Il y a de nombreux sports que j’apprécie et pas seulement celui qui se pratique en chambre bande de coquins, même si … bon bref je m’égare. Non j’aime le volley, le hand, faire des courses des vraies, contre des gens, sur une petite distance ou le foot par exemple. En revanche, il y a un truc qui m’exaspère dès qu’on sort un ballon avec des potes, il y en a toujours un qui lâche “On se fait des passes ?” Comment ça des passes ? C’est nul des passes, on fait un match plutôt ! “Ben non c’est juste pour s’amuser”

S’amuser ? Pour m’amuser je rigole avec mes amis, je klaxonne des gens en voiture, je chante à tue-tête. Quand je fais du sport je veux pouvoir gagner, atteindre un objectif. Je fais pas du sport pour m’amuser. Voyons !

Round 1

N’importe quel sportif te le dira. L’entrainement c’est rigolo 5 minutes, c’est bien mignon mais rien ne vaut la compétition. L’adrénaline de l’opposition à un autre, à un chronomètre ou même à soi. Dépasser ses limites c’est le but. Dépasser ses limites pour vaincre l’inégalité d’une compétition. Car oui une compétition est inégale. Elle donne simplement les mêmes règles à chacun mais n’est en rien égalitaire puisque chacun part avec ses bonus et ses malus de performance, de physique, de talent.

Are you readyyyyyy to rumblllllllle !!!!

La domination, la soif de domination même, est un travers profondément ancré en l’Homme, la compétition permet cela, l’idée de dominer l’autre. Les compétitions les plus prestigieuses, les plus populaires sont les Jeux Olympiques, les coupes du monde, la Champion’s League. Pourquoi ? Simplement parce qu’elles sont composées des meilleurs représentants de leur discipline. Parce qu’elles permettent d’affirmer sa domination sur les meilleurs, donc sur tous.

Fuite en avant

On peut pourtant se demander si la compétition n’est pas parfois contre-productive. Oui demandons-nous si nous ne sommes finalement pas que des gros cons. Demandons-nous si simplement s’amuser ne serait pas parfois plus bénéfique, plus propice au mieux-être. Car c’est ce qu’on veut au final, être bien, être mieux. On rêve de pouvoir s’abandonner dans les bras de Morphée en ne pensant à rien. Pourtant ce combat qu’est la compétition et qui nous ramène à nos bas-instincts, à la domination de l’un sur l’autre n’est-il pas au contraire une source d’angoisse. Ce combat pourrait donc nous pousser à oublier le plaisir. Non ?

Où la passion rôde, la compétition guette. Ou serait-ce l’inverse ? Blondin

Alors oui mais non mon enkulté-e. Comment se mesurer sans l’autre ? Comment se dépasser soi-même sans la motivation de dépasser l’autre. Le plaisir dans le sport on le trouve aussi dans la récompense de l’effort, le plaisir est clairement lié à la performance à proprement parler, plus la côte a été difficile à monter, plus il est bon d’y boire une caïpi au sommet.

Quand tu t’amuses à courir avec tes ami-e-s, à faire des passes à tes collègues, c’est sympa, mais à mon sens ça ne vaut pas un bon gueuleton ou un fou rire improvisé sur la redingote passée de cet anonyme dans la rue. Quand tu t’amuses à courir avec tes ami-e-s, à faire des passes à tes collègues, c’est sympa mais tu n’as pas non plus ce sentiment d’accomplissement, ce bonheur intense de t’être dépassé, jusqu’au bout de l’extrême limite.

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